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dimanche 9 février 2014
mercredi 31 octobre 2012
A Cueva Pintada: la grotte peinte de Galdar
Que faire lorsque le vent souffle et que la pluie tombe? Un ptit musee
bien sur! Nous nous sommes rendus dans la ville de Galdar, au Nord de
l'Ile, ou se trouve la Cueva Pintada, autrement dit une "grotte peinte"
vieille de 900 ans.
A cette epoque, l'Ile etait occupee par une peuplade originaire
d'Afrique du Nord, logique puisque nous nous trouvons a seulement 200km
au large de la frontiere entre le Maroc et le Sahara Occidental.
La decouverte des Canaries par les Castillans (XVe siecle) n'a pas
reussi a ces indigenes, puisqu'apres deportation, esclavage, et moultes
zigouillages de guerilla, leur nombre passa de 20000 a 3000, qui
avaient, eux, le merite d'etre devenus de bons chretiens!
Bien plus tard, en 1873, dans un champ de figuiers, un paysan decouvre
une ouverture dans le sol qui conduit a une grotte peinte. On decouvrira
autour de cette grotte les vestige d'un grand village préhispanique
nomme "Agaldar". Fouilles, protection du site par un toit, placement de
la grotte sous atmosphere controlee, bref, la ville de Galdar a mis les
moyens pour promouvoir ce site archeologique.
La visite vaut le detour. Tout commence par un film assez difficilement
comprehensible, en 3D (inutile!), qui explique la colonisation par les
Castillans. Le reste est beaucoup mieux: visite de la grotte dont les
peintures representeraient les cycles de la lune et des etoiles;
explications sur la societe d'alors et ses "castes"; description de
l'aspect technique de la construction des maisons, et mille autres
details interessants.
Visites en "anglais" tous les jours. Totally approved.
bien sur! Nous nous sommes rendus dans la ville de Galdar, au Nord de
l'Ile, ou se trouve la Cueva Pintada, autrement dit une "grotte peinte"
vieille de 900 ans.
A cette epoque, l'Ile etait occupee par une peuplade originaire
d'Afrique du Nord, logique puisque nous nous trouvons a seulement 200km
au large de la frontiere entre le Maroc et le Sahara Occidental.
La decouverte des Canaries par les Castillans (XVe siecle) n'a pas
reussi a ces indigenes, puisqu'apres deportation, esclavage, et moultes
zigouillages de guerilla, leur nombre passa de 20000 a 3000, qui
avaient, eux, le merite d'etre devenus de bons chretiens!
Bien plus tard, en 1873, dans un champ de figuiers, un paysan decouvre
une ouverture dans le sol qui conduit a une grotte peinte. On decouvrira
autour de cette grotte les vestige d'un grand village préhispanique
nomme "Agaldar". Fouilles, protection du site par un toit, placement de
la grotte sous atmosphere controlee, bref, la ville de Galdar a mis les
moyens pour promouvoir ce site archeologique.
La visite vaut le detour. Tout commence par un film assez difficilement
comprehensible, en 3D (inutile!), qui explique la colonisation par les
Castillans. Le reste est beaucoup mieux: visite de la grotte dont les
peintures representeraient les cycles de la lune et des etoiles;
explications sur la societe d'alors et ses "castes"; description de
l'aspect technique de la construction des maisons, et mille autres
details interessants.
Visites en "anglais" tous les jours. Totally approved.
Stormy weather in Las Palmas
As forecasted, the wind is now strongly blowing in Las Palmas.
Since several days already, people in the anchorage area were talking about this depression that was on its way towards the Canary islands. Everybody had its opinion on what was the right way to anchor or on which length the anchor chain should be. Several boats moved closer to the harbor wall in order to install the anchor in the bow and a rope to shore in the stern. A little scepticle, we were looking at all this agitation without really understanding it. We already had quite a bit of wind in Viveiro in Spain, and except me beeing a little stressed, everything went well!
We had nevetheless decided to cancel our day of visits to stay in the boat. The wind was forecasted to increase between 12:00 and 18:00 and we wanted to be in the boat at this time. That was a wise decision. The wind picked up from nothing to 30 knots in less than half an hour, with impressive wind gusts. In all the boats around us, it was someone outside checking that the ship was still well anchored.
No problem for us, with 30 meters of chain and its "spade" anchor, l'Olonnois stayed well in place all night long. However, in this crowded anchorage area, knowing that our boat is well anchored doesn't make it safe. Nobody is protected from the neighbouring boat breaking its anchorage. In the first hours of the storm, we saw indeed several boats resetting the anchor or making way towards the harbor.
So here we are now, after a not so quiet night, having a lazy morning waiting for the wind to decrease so we could leave the boat alone. The plan is to drive south to visit the small village of Mogan and the south-west coast of the island. Let's see if we manage to do that today :-)
| Heavy cloud above the anchorage area yesterday night |
Since several days already, people in the anchorage area were talking about this depression that was on its way towards the Canary islands. Everybody had its opinion on what was the right way to anchor or on which length the anchor chain should be. Several boats moved closer to the harbor wall in order to install the anchor in the bow and a rope to shore in the stern. A little scepticle, we were looking at all this agitation without really understanding it. We already had quite a bit of wind in Viveiro in Spain, and except me beeing a little stressed, everything went well!
We had nevetheless decided to cancel our day of visits to stay in the boat. The wind was forecasted to increase between 12:00 and 18:00 and we wanted to be in the boat at this time. That was a wise decision. The wind picked up from nothing to 30 knots in less than half an hour, with impressive wind gusts. In all the boats around us, it was someone outside checking that the ship was still well anchored.
No problem for us, with 30 meters of chain and its "spade" anchor, l'Olonnois stayed well in place all night long. However, in this crowded anchorage area, knowing that our boat is well anchored doesn't make it safe. Nobody is protected from the neighbouring boat breaking its anchorage. In the first hours of the storm, we saw indeed several boats resetting the anchor or making way towards the harbor.
So here we are now, after a not so quiet night, having a lazy morning waiting for the wind to decrease so we could leave the boat alone. The plan is to drive south to visit the small village of Mogan and the south-west coast of the island. Let's see if we manage to do that today :-)
mardi 30 octobre 2012
Maspalomas
Maspalomas est une ville situee au Sud de la Grande Canarie, reputee pour ses dunes. Nous nous y rendimes donc, et pumes admirer ces magnifiques etendues ondulees couvrant 400 hectares, situes juste au bord de l'eau.
Les dunes consistent en un ecosysteme assez varie ou se cotoient une vegetation tres clairsemee, et toutes sortes de vacanciers, dont certains ont la facheuse tendance d'oublier (systematiquement!) leur maillot de bain a l'hotel: il s'agit de l'espece des Etourdis. Dans certaines situations (classifiees "approches frontales"), on se prend a regreter qu'il n'existe pas un AIS-des-dunes pour reduire les risques de collision avec les Etourdis. Mais la rando de 3km qui traverse les dunes est neanmoins bien agreable.
Mais une chose qui rend Maspalomas inoubliable, c'est sa facon d'aborder le tourisme. Un lieu touristique en fait generalement des tonnes sur ce qui fait sa specificite: costumes traditionnels dans les rues, restaurants typiques, musee de la torture locale, etc... Ici, que nenni. On cible un segment de marche: les Allemands, et on va tout faire pour qu'ils se sentent chez eux. "Rue de Bonn", restaux servant de la Krombacher et de la Veltins, radio locale en langue allemande, "medcins allemands", voire meme "coiffeurs allemands" (!?). Vous en oubliez que vous etes en Espagne.
Bref, pas notre tasse de the, mais si vous voulez bosser votre allemand, tout en faisant de la planche a voile sous le soleil, Maspalomas est une piste a considerer.
Et puis... pas d'inquietude si vous avez oublie votre maillot!
| Le phare de Maspalomas vu des dunes |
Les dunes consistent en un ecosysteme assez varie ou se cotoient une vegetation tres clairsemee, et toutes sortes de vacanciers, dont certains ont la facheuse tendance d'oublier (systematiquement!) leur maillot de bain a l'hotel: il s'agit de l'espece des Etourdis. Dans certaines situations (classifiees "approches frontales"), on se prend a regreter qu'il n'existe pas un AIS-des-dunes pour reduire les risques de collision avec les Etourdis. Mais la rando de 3km qui traverse les dunes est neanmoins bien agreable.
| Dunes de Maspalomas, vue vers le Sud |
| Le summum: une petite porte de Brandebourg qui surplombe l'entree du centre commercial |
Et puis... pas d'inquietude si vous avez oublie votre maillot!
jeudi 25 octobre 2012
Today's projects in Las Palmas
mercredi 24 octobre 2012
Prolongations aux Canaries

Avitaillement a Las Palmas
Nous avions prevu un decollage des Canaries vers le Cap Vert ces jours ci, mais la meteo a huit jours n'est pas tres optimiste: marais barometrique sur notre chemin (zone de faible gradient horizon de pression, donc vents faibles et variables), suivi d'une depression sur les Acores qui nous donne du vent dans le pif... Pas joyeux, et nous n'avons aucune envie de pousser l'Olonnois au moteur dans la houle sur plus de 800 milles nautiques. On veut 15-20 noeuds de brise portante s'il vous plait! (on est prets a accepter jusqu'au bon plein)
Donc on va rester encore un ptit peu aux Canaries, et attendre. C'est l'aspect positif de partir un an par rapport aux navigations estivales: on a le temps d'attendre.
L'avantage c'est aussi que, pensant que nous allions partir sous peu, on a ete efficaces au niveau du boulot a faire sur le bateau. Du coup on est plutot tranquille pour les dernieres bricoles qui restent, et on va pouvoir profiter un peu du coin. Conseils sur la Grande Canarie (ou Tenerife, juste a cote) bienvenus!
Bonne journee tout le monde!
T.
samedi 20 octobre 2012
Arret logistique a Las Palmas
Salut tout le monde, et merci Sam de la visite, et de cette participation sur le blog :-)
Nous voici donc a Las Palmas pour une semaine, arret principalement logistique en vue de la transat! Une vingtaine de jours en autonomie complete, ca se prepare, et notre prochaine etape, le Cap Vert, n'offrepas le meme niveau de services que les Canaries. Donc on fait le maximum ici.
Au programme:
- verification habituelle du greement par la miss qui monte au mat: barres de fleche, haubans, bastaques, etc... Vue panoramique sur le mouillage a la clef!
- raccourcissement de la drisse de genois, pour changer l'endroit ou elle passe dans la poulie en tete de mat. Elle etait bien usee a cet endroit, car la voile est lourde et a plus "battu" que coutume depuisque nous navigons au portant dans les alizes portugais. Leraccourcissement implique une epissure qui sur ce genre de cordage prendun peu de temps!
- Renforcement du genois au niveau du balcon avant, sur lequel la voile
rague beaucoup au portant. On pense coller et coudre une bande de kevlar sur le premier metre apres le point d'amure. A ce propos, je suis alle faire un tour a la voilerie de Las Palmas, et ma premiere impression est plutot negative. Syndrome "j'ai trop de clients riches". A suivre...
- Enfin, on a enleve la pompe de liquide frigorifique qui servait au systeme Frigoboat que nous avons demantele en Ecosse! Pas une mince affaire car elle etait montee en serie entre le moteur du bateau et l'alternateur, qui lui, doit toujours rester connecte au moteur. Il a fallu modifier la facon de monter l'alternateur sur le moteur, et changer de type de courroie. Par chance la premiere operation a pu se faire avec les moyens du bord, et tout a l'air de fonctionner. Pour l'instant :-)
- Verification de tout l'equipement de securite: gilets, lampes stroboscopiques, fusees, etc...
- Achat d'une pompe a pied supplementaire, pour remplacer celle de la cambuse qui a eu la bonne idee de lacher au moment de partir de Madere.
En demarrant le moteur, nous avons vu que la pompe de calle sortait beaucoup d'eau... et en effet, la rupture de la membrane de la pompe nous a mis une centaine de litre d'eau douce dans les fonds. Ecopage, demontage et remplacement par celle de reserve. Duree de l'operation: moins de 30 min, et nous etions repartis!
- Inventaire des pieces d'accastillage qui pourraient casser ou se
perdre, et achat de rechange.
- Mise a niveau de la pharmacie pour qu'elle nous permette de nous soigner loin de tout. Pas facile de trouver certains produits comme les anti-douleurs pour cheval, necessaires en cas de fracture par exemple.
- Achat des cartes, pilotes, pour les regions que nous allons decouvrir de l'autre cote. Moins cher ici a priori.
- Entretien habituel du bateau: graissage des winchs, inspections, nettoyage des bosquets d'algues qui poussent sur la coque, ...
- Mais le plus interessant, va probablement etre l'avitaillement! Nous
allons en effet, en debut de semaine prochaine faire nos courses de nourriture (excepte le frais) pour les deux prochains mois. Ca va faire un joli caddie :-)
Voila les nouvelles de l'Olonnois. Pas de jolis paysages cette fois, mais on a encore quelques photos de Madere sous le coude pour bientot.
Et une derniere chose. Le resto auquel nous sommes alles avec Sam, et que l'on recommande chaudement: Majuga, Las Palmas. Coup de coeur au carpaccio de thon a tomber par terre, servi avec un excellent vin local: Yazia 2012, blanc sec, cepage: Malvasia de Lanzarote.
La bise a tous!
T.
Nous voici donc a Las Palmas pour une semaine, arret principalement logistique en vue de la transat! Une vingtaine de jours en autonomie complete, ca se prepare, et notre prochaine etape, le Cap Vert, n'offrepas le meme niveau de services que les Canaries. Donc on fait le maximum ici.
Au programme:
- verification habituelle du greement par la miss qui monte au mat: barres de fleche, haubans, bastaques, etc... Vue panoramique sur le mouillage a la clef!
- raccourcissement de la drisse de genois, pour changer l'endroit ou elle passe dans la poulie en tete de mat. Elle etait bien usee a cet endroit, car la voile est lourde et a plus "battu" que coutume depuisque nous navigons au portant dans les alizes portugais. Leraccourcissement implique une epissure qui sur ce genre de cordage prendun peu de temps!
- Renforcement du genois au niveau du balcon avant, sur lequel la voile
rague beaucoup au portant. On pense coller et coudre une bande de kevlar sur le premier metre apres le point d'amure. A ce propos, je suis alle faire un tour a la voilerie de Las Palmas, et ma premiere impression est plutot negative. Syndrome "j'ai trop de clients riches". A suivre...
- Enfin, on a enleve la pompe de liquide frigorifique qui servait au systeme Frigoboat que nous avons demantele en Ecosse! Pas une mince affaire car elle etait montee en serie entre le moteur du bateau et l'alternateur, qui lui, doit toujours rester connecte au moteur. Il a fallu modifier la facon de monter l'alternateur sur le moteur, et changer de type de courroie. Par chance la premiere operation a pu se faire avec les moyens du bord, et tout a l'air de fonctionner. Pour l'instant :-)
- Verification de tout l'equipement de securite: gilets, lampes stroboscopiques, fusees, etc...
- Achat d'une pompe a pied supplementaire, pour remplacer celle de la cambuse qui a eu la bonne idee de lacher au moment de partir de Madere.
En demarrant le moteur, nous avons vu que la pompe de calle sortait beaucoup d'eau... et en effet, la rupture de la membrane de la pompe nous a mis une centaine de litre d'eau douce dans les fonds. Ecopage, demontage et remplacement par celle de reserve. Duree de l'operation: moins de 30 min, et nous etions repartis!
- Inventaire des pieces d'accastillage qui pourraient casser ou se
perdre, et achat de rechange.
- Mise a niveau de la pharmacie pour qu'elle nous permette de nous soigner loin de tout. Pas facile de trouver certains produits comme les anti-douleurs pour cheval, necessaires en cas de fracture par exemple.
- Achat des cartes, pilotes, pour les regions que nous allons decouvrir de l'autre cote. Moins cher ici a priori.
- Entretien habituel du bateau: graissage des winchs, inspections, nettoyage des bosquets d'algues qui poussent sur la coque, ...
- Mais le plus interessant, va probablement etre l'avitaillement! Nous
allons en effet, en debut de semaine prochaine faire nos courses de nourriture (excepte le frais) pour les deux prochains mois. Ca va faire un joli caddie :-)
Voila les nouvelles de l'Olonnois. Pas de jolis paysages cette fois, mais on a encore quelques photos de Madere sous le coude pour bientot.
Et une derniere chose. Le resto auquel nous sommes alles avec Sam, et que l'on recommande chaudement: Majuga, Las Palmas. Coup de coeur au carpaccio de thon a tomber par terre, servi avec un excellent vin local: Yazia 2012, blanc sec, cepage: Malvasia de Lanzarote.
La bise a tous!
T.
vendredi 19 octobre 2012
Traversee: Madere - Canaries
Bonjour, c'est encore Sam!
Les gentils proprietaires de l'Olonnois m'ont autorisé à écrire un autre post, pour décrire ces trois jours de navigation entre Madere et les îles Canaries, ces trois jours seul(s) face a l'immensité de l'océan, enfermés sur une coquille de noix (coque alu quand même), mais trois jours de liberté totale. Un peu contradictoire n'est-ce pas?
Naviguer comme cela est une expérience unique, enrichissante. Pour expliquer plus en detail : la vie à bord se résume à 4 choses :
- Dormir, ce qui n'est pas toujours facile a cause des vagues qui nous écrasent au lit en montée et nous donne l'impression (un peu desagréable au début) de tomber en descente.
- Faire des quarts, c'est à dire, veiller (et je dirais même plus : sur-veiller) que tout se passe bien, prendre la décision de changer les réglage des voiles s'il le faut, s'assurer du bon cap et qu'il n'y ai pas de risque de collision avec d'autres bateaux. Nous nous sommes mis d'accord en début de traversée pour faire des quarts de 2h, ce qui nous laisse 4h de sommeil chacun entre deux quarts. Mais la tâche n'est pas si compliquée puisque Thomas, webmaster du bateau, a une maîtrise parfaite de tous les équipements du bord, tant informatiques que mécaniques (photo 1), Marie se glisse partout pour reparer les dégats d'une pompe a pied cassée (photo 2) et eux deux maîtrisent avec précision l'art de la navigation.
- Il faut aussi manger, pour cela rien de tel que les inventions gastronomiques de Marie, toujours étonnantes et succulentes, avec une cuisine mieux fournie d'un restaurant 3 étoiles.
-Enfin il y a les temps libres, où l'on ne dort pas, on a fait notre quart et où on est rassasié. Ces moments là peuvent être occupés de différentes façons. On prend l'apéro bien sûr! On prend le temps de discuter. Ou bien de lire (c'est triste à dire mais ça ne m'étais pas arrivé depuis l'annee derniere où ma prof de management nous avait donné comme devoir obligatoire de lire un livre). On fait les diverses tâches ménagères. Il y a aussi la peche : c'est pas grand chose, poser les deux lignes de traîne et attendre que le poisson morde mais quand on a réussi a remonter a bord un (presque) énôôôôôrme coryphène, on est content.
Les filets tirés par Marie sous la direction de Thomas (à la lecture) se sont révelés suffisamments gros pour nous nourrir deux repas entiers. Un record sur l'Olonnois !
On peut aussi passer son temps a vivre tranquillement, rêver, regarder la beauté d'un horizon bleu à 360°, contempler un ciel étoilé sans les pollutions lumineuses, olfactives ou auditives de la civilisation. Un autre moment, avec de la chance on a même pu voir des dauphins s'amuser dans les vagues de proue du bateau!!!!
Parfois, le vent tombe subitement sans que l'on comprenne trop pourquoi, alors les voiles se mettent a battre, le bateau à rouler dans les vagues et nous a avoir un peu le mal de mer. Alors trois solutions se presentent a nous : soit on ne fait rien en esperant que le vent revienne, soit on change les reglages des voiles ou du cap, soit on met en marche le moteur. Cette derniere solution a été tres efficace, dans notre traversée parce que le vent s'est fait bcp désiré : avec, en trois jours de traversée 24h cumulées d'utilisation du moteur... Moi qui esperais "baston à en souquer les artimuses". Tant pis. Et puis comme l'on fait remarquer les capitaines, c'est bien aussi les quarts tranquilles, sans stress! Ca nous a fait prendre un jour de retard sur les deux jours initialement prevus pour la traversée. On s'en fiche, on a de la marge, on a le temps, donc on a le choix de le prendre et c'est ce qu'on a fait.
Nous avons jeté l'ancre a Las Palmas de Gran Canaria mardi 16 octobre 2012 à 19h, presque en pleine ville, en face d'une plage.
Ce qu'il s'est passé ensuite? Quelques visites et un super Resto. Mais ca ne sera pas moi qui le racontera, mon voyage avec l'Olonnois et son équipage s'arrête là pour moi...
Bonne continuation a eux, merci de leur accueil et de cette superbe expérience! APPROUVED. Je vous souhaite du kiffe à donf!
Bon vent (comme le dit ce bon vieux George de Thalassa)!!!!
---> Sam
Les gentils proprietaires de l'Olonnois m'ont autorisé à écrire un autre post, pour décrire ces trois jours de navigation entre Madere et les îles Canaries, ces trois jours seul(s) face a l'immensité de l'océan, enfermés sur une coquille de noix (coque alu quand même), mais trois jours de liberté totale. Un peu contradictoire n'est-ce pas?
Naviguer comme cela est une expérience unique, enrichissante. Pour expliquer plus en detail : la vie à bord se résume à 4 choses :
- Dormir, ce qui n'est pas toujours facile a cause des vagues qui nous écrasent au lit en montée et nous donne l'impression (un peu desagréable au début) de tomber en descente.
![]() |
| Ma couchette est grand confort a l'avant du bateau |
- Faire des quarts, c'est à dire, veiller (et je dirais même plus : sur-veiller) que tout se passe bien, prendre la décision de changer les réglage des voiles s'il le faut, s'assurer du bon cap et qu'il n'y ai pas de risque de collision avec d'autres bateaux. Nous nous sommes mis d'accord en début de traversée pour faire des quarts de 2h, ce qui nous laisse 4h de sommeil chacun entre deux quarts. Mais la tâche n'est pas si compliquée puisque Thomas, webmaster du bateau, a une maîtrise parfaite de tous les équipements du bord, tant informatiques que mécaniques (photo 1), Marie se glisse partout pour reparer les dégats d'une pompe a pied cassée (photo 2) et eux deux maîtrisent avec précision l'art de la navigation.
| Photo 1 |
| Photo 2 |
- Il faut aussi manger, pour cela rien de tel que les inventions gastronomiques de Marie, toujours étonnantes et succulentes, avec une cuisine mieux fournie d'un restaurant 3 étoiles.
-Enfin il y a les temps libres, où l'on ne dort pas, on a fait notre quart et où on est rassasié. Ces moments là peuvent être occupés de différentes façons. On prend l'apéro bien sûr! On prend le temps de discuter. Ou bien de lire (c'est triste à dire mais ça ne m'étais pas arrivé depuis l'annee derniere où ma prof de management nous avait donné comme devoir obligatoire de lire un livre). On fait les diverses tâches ménagères. Il y a aussi la peche : c'est pas grand chose, poser les deux lignes de traîne et attendre que le poisson morde mais quand on a réussi a remonter a bord un (presque) énôôôôôrme coryphène, on est content.
Les filets tirés par Marie sous la direction de Thomas (à la lecture) se sont révelés suffisamments gros pour nous nourrir deux repas entiers. Un record sur l'Olonnois !
On peut aussi passer son temps a vivre tranquillement, rêver, regarder la beauté d'un horizon bleu à 360°, contempler un ciel étoilé sans les pollutions lumineuses, olfactives ou auditives de la civilisation. Un autre moment, avec de la chance on a même pu voir des dauphins s'amuser dans les vagues de proue du bateau!!!!
Parfois, le vent tombe subitement sans que l'on comprenne trop pourquoi, alors les voiles se mettent a battre, le bateau à rouler dans les vagues et nous a avoir un peu le mal de mer. Alors trois solutions se presentent a nous : soit on ne fait rien en esperant que le vent revienne, soit on change les reglages des voiles ou du cap, soit on met en marche le moteur. Cette derniere solution a été tres efficace, dans notre traversée parce que le vent s'est fait bcp désiré : avec, en trois jours de traversée 24h cumulées d'utilisation du moteur... Moi qui esperais "baston à en souquer les artimuses". Tant pis. Et puis comme l'on fait remarquer les capitaines, c'est bien aussi les quarts tranquilles, sans stress! Ca nous a fait prendre un jour de retard sur les deux jours initialement prevus pour la traversée. On s'en fiche, on a de la marge, on a le temps, donc on a le choix de le prendre et c'est ce qu'on a fait.
Nous avons jeté l'ancre a Las Palmas de Gran Canaria mardi 16 octobre 2012 à 19h, presque en pleine ville, en face d'une plage.
Ce qu'il s'est passé ensuite? Quelques visites et un super Resto. Mais ca ne sera pas moi qui le racontera, mon voyage avec l'Olonnois et son équipage s'arrête là pour moi...
Bonne continuation a eux, merci de leur accueil et de cette superbe expérience! APPROUVED. Je vous souhaite du kiffe à donf!
Bon vent (comme le dit ce bon vieux George de Thalassa)!!!!
---> Sam
samedi 8 septembre 2012
De Camarinas aux Iles Cies
Edit [fr]: les photos de Camarinas et des Iles Cies ont ete inserees en fin d'article.
Edit [en]: pictures from Camarinas and the Cies archipelago have been inserted at the end of the post.
09 juillet – 08 septembre... 2 mois déjà! Que le temps passe vite! On
m'avait bien prévenue avant le départ, mais comment croire avant de
l'avoir vécu soi-même, que les journée et les semaines peuvent
s'enchainer si rapidement?! J'ai de plus en plus conscience qu'il faut
vivre chaque jour a 100%, /carpe diem/, comme dirait le professeur
Keating dans le film "le cercle des poètes disparus", que nous avons
regardé hier soir!
Nous sommes depuis hier ancrés au bord d'une plage des iles Cies, après
une navigation de nuit sans problème presque entièrement au moteur. Le
vent s'est en effet montré capricieux et à part pour les 20 premiers
miles de cette étape de 80 miles au total, il a été presque inexistant.
Un moment très sympa que ce début de traversée avant-hier soir. Soleil
de fin d'après-midi, encore chaud mais plus brûlant comme il l'était un
peu plus tôt dans la journée et l'Olonnois qui file à 6-7 noeuds, au
grand largue dans une houle poussante. Un bon plat de pate au pesto pour
caler les estomacs avant la nuit et une longue visite de dauphins, très
joueurs, pendant le repas pris dans le cockpit. Plénitude ensuite du
coucher de soleil pendant mon premier quart du soir, quelques photos et
mon bouquins du moment: Moitessier " la longue route". Vient ensuite le
quart de Thomas et je vais me coucher, terrassée par un soudain mal de
mer qui me tiendra eveillée presque tout mon temps de repos. Il faut
dire que le vent est tombé et que le bateau roule beaucoup dans la
houle. Tout va mieux dès que Thomas décide de mettre le moteur et que le
bateau reprend un peu de vitesse et de tenue à la mer.
Et puis c'est vite l'heure de mon quart du milieu de la nuit, il est
minuit et je serai sur le pont jusqu'à 3h du matin. La lune est presque
entière et combinée aux lumières des nombreux pêcheurs, contribue à
rendre la nuit très claire. Le ciel est bien dégagé. Thomas comme moi
verront plusieurs étoiles filantes. Et le bruit du moteur, lancinant
mais rassurant, tout tourne rond là en dessous! Trois bonnes heures de
sommeil et c'est déjà l'heure de mon quart du matin. Il fait encore nuit
quand je me lève à 6h, mais le jour ne tarde pas à se lever. Il va faire
beau et l'aube est magnifique. De nouveau quelques photos... encore plus
belles que celles du coucher du soleil. La goélette qui nous rattrappe
doucement depuis plusieurs heures nous a maintenant presque passée. Elle
navigue au moteur elle aussi. Pas moyen de mettre les voiles ce matin,
la mer est plate et il n'y a pas un souffle de vent. Tout est serein,
Thomas dort et le moteur ronronne (et pas l'inverse). Il est 9h et
Thomas prend son quart. Nous mouillerons au large d'un jolie plage une
heure plus tard... c'est l'heure de la sieste pour moi et de la plongée
"verification du crochage de l'ancre" pour Thomas.
Journée tranquille sur le bateau hier, on est tous les 2 un peu fatigués
de notre courte nuit. D'autant plus que la plage est prise d'assaut par
les touristes espagnols, débarqués par centaines des ferries qui font la
liaison avec la grande ville de Vigo. Petite ballade quand même en fin
d'après-midi, combinée à une bière en terrasse, il ne faudrait quand
même pas se laisser abattre!
Aujourd'hui, un épais brouillard empêche toute visibilité à plus de 100m
et il fait frais. Nous resterons bien tranquille au mouillage
aujourd'hui. D'autant plus que je suis un peu patraque... surement un
petit virus ou un coup de froid pendant la nav de nuit. Thomas bricole
le pilote. On a enfin trouvé d'ou venaient ces bruits inquiétants en
navigation, il y a peut-etre de l'air dans le circuit hydraulique du
vérin. Il faut purger le système... opération pas facile avec les moyens
du bord aux dires du chef bricoleur du bord! Bref, la vie suit son cours
sur l'Olonnois...
A bientôt pour d'autres nouvelles et aussi, je l'espère, pour quelques
photos! Mais pour ca, il nous faut une connection internet et ca ne sera
sûrement pas avant Porto...
Edit: et voila les photos!
Edit [en]: pictures from Camarinas and the Cies archipelago have been inserted at the end of the post.
09 juillet – 08 septembre... 2 mois déjà! Que le temps passe vite! On
m'avait bien prévenue avant le départ, mais comment croire avant de
l'avoir vécu soi-même, que les journée et les semaines peuvent
s'enchainer si rapidement?! J'ai de plus en plus conscience qu'il faut
vivre chaque jour a 100%, /carpe diem/, comme dirait le professeur
Keating dans le film "le cercle des poètes disparus", que nous avons
regardé hier soir!
Nous sommes depuis hier ancrés au bord d'une plage des iles Cies, après
une navigation de nuit sans problème presque entièrement au moteur. Le
vent s'est en effet montré capricieux et à part pour les 20 premiers
miles de cette étape de 80 miles au total, il a été presque inexistant.
Un moment très sympa que ce début de traversée avant-hier soir. Soleil
de fin d'après-midi, encore chaud mais plus brûlant comme il l'était un
peu plus tôt dans la journée et l'Olonnois qui file à 6-7 noeuds, au
grand largue dans une houle poussante. Un bon plat de pate au pesto pour
caler les estomacs avant la nuit et une longue visite de dauphins, très
joueurs, pendant le repas pris dans le cockpit. Plénitude ensuite du
coucher de soleil pendant mon premier quart du soir, quelques photos et
mon bouquins du moment: Moitessier " la longue route". Vient ensuite le
quart de Thomas et je vais me coucher, terrassée par un soudain mal de
mer qui me tiendra eveillée presque tout mon temps de repos. Il faut
dire que le vent est tombé et que le bateau roule beaucoup dans la
houle. Tout va mieux dès que Thomas décide de mettre le moteur et que le
bateau reprend un peu de vitesse et de tenue à la mer.
Et puis c'est vite l'heure de mon quart du milieu de la nuit, il est
minuit et je serai sur le pont jusqu'à 3h du matin. La lune est presque
entière et combinée aux lumières des nombreux pêcheurs, contribue à
rendre la nuit très claire. Le ciel est bien dégagé. Thomas comme moi
verront plusieurs étoiles filantes. Et le bruit du moteur, lancinant
mais rassurant, tout tourne rond là en dessous! Trois bonnes heures de
sommeil et c'est déjà l'heure de mon quart du matin. Il fait encore nuit
quand je me lève à 6h, mais le jour ne tarde pas à se lever. Il va faire
beau et l'aube est magnifique. De nouveau quelques photos... encore plus
belles que celles du coucher du soleil. La goélette qui nous rattrappe
doucement depuis plusieurs heures nous a maintenant presque passée. Elle
navigue au moteur elle aussi. Pas moyen de mettre les voiles ce matin,
la mer est plate et il n'y a pas un souffle de vent. Tout est serein,
Thomas dort et le moteur ronronne (et pas l'inverse). Il est 9h et
Thomas prend son quart. Nous mouillerons au large d'un jolie plage une
heure plus tard... c'est l'heure de la sieste pour moi et de la plongée
"verification du crochage de l'ancre" pour Thomas.
Journée tranquille sur le bateau hier, on est tous les 2 un peu fatigués
de notre courte nuit. D'autant plus que la plage est prise d'assaut par
les touristes espagnols, débarqués par centaines des ferries qui font la
liaison avec la grande ville de Vigo. Petite ballade quand même en fin
d'après-midi, combinée à une bière en terrasse, il ne faudrait quand
même pas se laisser abattre!
Aujourd'hui, un épais brouillard empêche toute visibilité à plus de 100m
et il fait frais. Nous resterons bien tranquille au mouillage
aujourd'hui. D'autant plus que je suis un peu patraque... surement un
petit virus ou un coup de froid pendant la nav de nuit. Thomas bricole
le pilote. On a enfin trouvé d'ou venaient ces bruits inquiétants en
navigation, il y a peut-etre de l'air dans le circuit hydraulique du
vérin. Il faut purger le système... opération pas facile avec les moyens
du bord aux dires du chef bricoleur du bord! Bref, la vie suit son cours
sur l'Olonnois...
A bientôt pour d'autres nouvelles et aussi, je l'espère, pour quelques
photos! Mais pour ca, il nous faut une connection internet et ca ne sera
sûrement pas avant Porto...
Edit: et voila les photos!
| Mouillage de Camarinas (1/2) |
| Mouillage de Camarinas (2/2) |
| Le fond (vaseux) de la Ria de Camarinas |
| Nav' de nuit Camarinas-Archipel Cies. Dernieres heures de jour. |
| Allez le soleil, au dodo! |
| Lever de soleil et slalom entre les bateaux de peche pour Marie. |
| Et voila les iles Cies... |
| Depart de l'archipel des Cies, dans un brouillard de mouettes et goelands! |
mercredi 5 septembre 2012
C'est la rentrée...
Edit [fr]: les photos de Cedeira a la Corogne ont ete inserees en fin d'article.
Edit [en]: pictures from Cedeira and La Coruna have been inserted at the end of the post.
En ces jours de reprise scolaire, nous avons une petite pensée pour tous
ceux qui reprennent l'école ou le boulot... bon courage a vous!
C'est la rentrée je disais, mais pas pour tout le monde puisque, bien
loin de reprendre le chemin du boulot, l'Olonnois continue son petit
bonhomme de chemin, toujours plus au sud!
Après El Barqueiro la semaine dernière, nous nous sommes arrêtés deux
jours à Cedeira, un joli petit port de pêche au fond d'une ria (baie
plus ou moins encaissee situee a l'embouchure d'une riviere) bien
protégée. Le ville est construite autour d'une place très animée, bordée
par des cafés et restaurants sur trois côtés et par la mer sur le
quatrième. Bières en terrasse avec vue presque en direct sur
l'Olonnois... la vie est belle! Mais encore plus que cette agréable
place, c'est la vieille ville que nous avons préféré. Quartier
résidentiel et presque entièrement piéton, situé sur les hauteurs et
particulièrement serein après l'agitation du centre ville.
Au programme de notre deuxième jour d'escale à Cedeira, une grande
ballade dans une forêt d'Eucalyptus sur les hauteurs au nord de la
ville. Belle et chaude promenade sur les falaises "les plus hautes
d'Europe continentale" comme on pouvait lire dans le guide. La vue est,
à certains moments, à couper le souffle!
Après Cedeira, nous sommes partis vers la Corogne. Beaucoup de bricolage
au programme de cette escale au port (le premier depuis Dublin, il y a
presque un mois!). Et puis des douches pour les marins. De vraies
douches avec de l'eau chaude et tout et tout... quel plaisir!!
Malgré un emploi du temps chargé entre bricole et courses diverses, nous
avons pris le temps de profiter de la ville et de ces environs, qui sont
tous les deux bien agréables. Au détours d'une rue piétonne, nous nous
sommes arrêté manger dans un bar a tapas, le "tapa negra". Une cuisine
de qualité dans un cadre très sympa. Nous ne pouvons que recommander à
tous ceux qui passeraient dans le coin. Enchantés par l'endroit, nous y
sommes même retourné une seconde fois... en quatre jours d'escale!
Une visite au Décathlon de la ville était aussi prévue de longue date.
Nous voilà donc maintenant propriétaires de deux équipements de
plongée/pêche sous-marine complets et d'un second vélo pliable. Il faut
maintenant faire preuve de grandes capacités au tetris pour réussir a
faire rentrer tout ca dans notre 35 pieds... et particulièrement dans la
soute extérieure! Mais que nos futurs visiteurs ne s'inquiètent pas, il
y a toujours de la place pour vous et on ne vous fera pas dormir sur le
pont :-)
Après une journée de navigation musclée dans 30 à 35 noeuds de vent
hier, nous voilà maintenant ancrés dans la ria de Camarinas. Notre
première impression est qu'elle mérite bien sa réputation d'être l'une
des plus belles rias de la "côte de la mort" (Costa del Morte, la côte
entre La Corogne et le cap Finisterre, connue pour ses nombreux recifs).
Mais ceci est une autre histoire que nous vous raconterons bientôt, avec
photos a l'appui!
Edit [en]: pictures from Cedeira and La Coruna have been inserted at the end of the post.
En ces jours de reprise scolaire, nous avons une petite pensée pour tous
ceux qui reprennent l'école ou le boulot... bon courage a vous!
C'est la rentrée je disais, mais pas pour tout le monde puisque, bien
loin de reprendre le chemin du boulot, l'Olonnois continue son petit
bonhomme de chemin, toujours plus au sud!
Après El Barqueiro la semaine dernière, nous nous sommes arrêtés deux
jours à Cedeira, un joli petit port de pêche au fond d'une ria (baie
plus ou moins encaissee situee a l'embouchure d'une riviere) bien
protégée. Le ville est construite autour d'une place très animée, bordée
par des cafés et restaurants sur trois côtés et par la mer sur le
quatrième. Bières en terrasse avec vue presque en direct sur
l'Olonnois... la vie est belle! Mais encore plus que cette agréable
place, c'est la vieille ville que nous avons préféré. Quartier
résidentiel et presque entièrement piéton, situé sur les hauteurs et
particulièrement serein après l'agitation du centre ville.
Au programme de notre deuxième jour d'escale à Cedeira, une grande
ballade dans une forêt d'Eucalyptus sur les hauteurs au nord de la
ville. Belle et chaude promenade sur les falaises "les plus hautes
d'Europe continentale" comme on pouvait lire dans le guide. La vue est,
à certains moments, à couper le souffle!
Après Cedeira, nous sommes partis vers la Corogne. Beaucoup de bricolage
au programme de cette escale au port (le premier depuis Dublin, il y a
presque un mois!). Et puis des douches pour les marins. De vraies
douches avec de l'eau chaude et tout et tout... quel plaisir!!
Malgré un emploi du temps chargé entre bricole et courses diverses, nous
avons pris le temps de profiter de la ville et de ces environs, qui sont
tous les deux bien agréables. Au détours d'une rue piétonne, nous nous
sommes arrêté manger dans un bar a tapas, le "tapa negra". Une cuisine
de qualité dans un cadre très sympa. Nous ne pouvons que recommander à
tous ceux qui passeraient dans le coin. Enchantés par l'endroit, nous y
sommes même retourné une seconde fois... en quatre jours d'escale!
Une visite au Décathlon de la ville était aussi prévue de longue date.
Nous voilà donc maintenant propriétaires de deux équipements de
plongée/pêche sous-marine complets et d'un second vélo pliable. Il faut
maintenant faire preuve de grandes capacités au tetris pour réussir a
faire rentrer tout ca dans notre 35 pieds... et particulièrement dans la
soute extérieure! Mais que nos futurs visiteurs ne s'inquiètent pas, il
y a toujours de la place pour vous et on ne vous fera pas dormir sur le
pont :-)
Après une journée de navigation musclée dans 30 à 35 noeuds de vent
hier, nous voilà maintenant ancrés dans la ria de Camarinas. Notre
première impression est qu'elle mérite bien sa réputation d'être l'une
des plus belles rias de la "côte de la mort" (Costa del Morte, la côte
entre La Corogne et le cap Finisterre, connue pour ses nombreux recifs).
Mais ceci est une autre histoire que nous vous raconterons bientôt, avec
photos a l'appui!
| La ria de Cedeira |
| Peche extreme, au ras des caillous |
| Balade vers les plus hautes falaises d'Europe (continentale? 620m) |
| La Corogne, session bricolage et controle. Ici Marie fait de la speleologie sous la cuve d'eau situee l'avant du bateau. |
| Et pendant ce temps la, nos 5-10kg de lessive sechent grace au vent et au soleil galiciens! |
| Vers le large. |
| La tour d'Hercule, le phare qui situe l'entree de la Corogne. |
| Fameuse rue de bars a tapas, dont le "Tapa Negra" que l'on recommande. |
| La place principale de La Corogne. |
mardi 28 août 2012
El Barquero
-->
We sailed from Viveiro to El Barquero,
10 miles away, on Sunday. What a perfect day!
Start with some pleasant sailing, the
first one without shirt for a long time
|
Anchor l'Olonnois beside a desert beach
|
Dive to check that the anchor has a
good grip on the sand. On-board again, do some fresh-water washing
(spray water to use less of it)
|
| Use “La ptite grosse”, our dinghy, to land on the beach at sunset |
Enjoy some Pineau des Charentes brought
by Marie's family in Viveiro, and which, surprisingly, survived to
their stay :-)
|
Harvest some mussels (and almost a
suicidal crab) for the dinner... and get back to the boat.
|
On Monday, we sailed from El Barquero
to Cedeira. The grib files (weather forecasts) we downloaded
predicted a westerly to south-westerly wind of 5 to 10 knots. On-site
we measured 25 to 30 knots(!), and had to sail closed-hauled (fr: au
pres) with one to two reefs in our main sail, and our stay-sail (fr:
trinquette). The waves were correctly predicted though: 1-2m high.
The deck was well rinced, but fortunately, the bottle of Pineau des
Charentes survived the tacks.
We were also quite happy to see that the arch we built at the stern of l'Olonnois survived those tough conditions even if "La ptite grosse"and her 30kg were
hanging to it. Thumbs up for Steinar's welds!
Future plans: we spend today and
tomorrow in Cedeira, in order to have a look at the largest cliffs of
continental Europe (more than 600m high). On Thursday the wind should
be fair, and we'll set the course to La Coruna (fr: La Corogne).
Cheers everyone!
T.
samedi 25 août 2012
Viveiro
| L'Olonnois au mouillage a Viveiro |
| Baie de Viveiro vue du Sud-Est |
Voila maintenant 2 semaines que nous vivons au doux rythme espagnol, et que l'Olonnois est au mouillage dans la baie de Viveiro en Galice. Nous y avons retrouve nos familles et avons bien profites de ces moments tous ensemble. Farniente, visites, plage et peche, et les incontournables bieres et tapas ont bien occupes nos journees et ont ravis nos estomacs. Nous avons meme pousse le vice jusqu'a profiter du spa de la ville, un moment tres apprecie et qui a bien egaye une journee grise et pluvieuse.
| Bieres, tapas... |
| ...et harmonica (mais pas trop pour ne pas atirer la pluie) |
De la Galice, nous n'avons pour l'instant vu que Viveiro et ses environs, mais nous avons bien compris d'ou cette region tient son surnom de "Bretagne espagnole". De belles journees ensoleillees alternent avec des heures de crachin breton et de ciel bas et menacant. Mieux vaut consulter la meteo avant de faire de grands plans! Quelques journees de grosses chaleurs au debut de notre sejour nous ont toutefois montrees que mieux vaut un ciel un peu nuageux qu'un grand beau, tant la chaleur peut etre suffocante aux heures chaudes de la journee.
| Entree de la vieille ville |
| Petite rue, aux maisons garnies de la specialite architecturale locale: la veranda, insipiree des poupes des grands navires. |
| Foret d'eucalyptus. |
Viveiro ne nous a pas decu avec son tres charmant centre historique, les possibilites de ballades au bord de la riviere ou dans les forets d'Eucaliptus, sa grande plage et ses multiples glaciers et autre bars a tapas. On y trouve aussi un port de peche et un petit port de plaisance, ou nous ne nous serons arrete que pour refaire le plein d'eau et de nourriture, tant le mouillage est tranquille et agreable. La petite grosse a donc ete fortement sollicitee et ne nous a, pour l'instant, pas fait defaut. Nous ne l'avons pourtant pas epargnee et avons ete jusqu'a 5 personnes a bord. Autant dire que le franc-bord est alors tres bas et que les passagers d'avant finissent indeniablement trempes.
| Le poulpe Manuel, grosse prise de chasse au harpon |
| Decortiquage de la bete, un vrai travail d'equipe! Des progres a faire sur la cuisson, car la chair de Manuel etait encore un peu elastique apres la cuisson. |
| Tonnelles locales, dont le toit consiste en un kiwi-ier. Depaysant quand on vient de Norvege. |
Nos derniers visiteurs sont repartis au petit matin, a bord d'Obervad. Il est donc temps pour nous de partir a notre tour. Nous prevoyons de lever l'ancre demain pour partir vers l'Ouest et pensons faire encore un ou deux mouillages avant de nous arreter surement un peu plus longtemps a la Corogne. Il parait qu'on y trouve un excellent glacier que nous ne voudrions manquer pour rien au monde, et nous avons aussi une liste de bricole dont il est grand temps de s'occuper!
Bon courage a tout ceux pour qui la rentree est faite ou est proche, nous pensons bien a vous! Bises salees et ensoleillees!
vendredi 17 août 2012
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