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jeudi 16 mai 2019

Isafjordur, et les fjords du Nord Ouest de l’Islande




Arrivée à Isafjordur

Port de pèche, sur joli fond

Depuis Isafjordur, vers le Nord

Le 11 juillet, notre petit avion à hélices se pose à Isafjordur, après une approche impressionnante en piqué entre les montagnes. Isafjordur est la principale ville du Nord-Ouest de l’Islande, et le principal point de départ pour ceux qui partent explorer le Groenland Est.

Nous retrouvons Eric et Olena à bord de S/Y Celena, leur fier destrier. (voir les articles sur Svalbard, par exemple). Nous serons quatre à bord du 44 pieds pour cette aventure.

Les premiers jours sont consacrés à l’avitaillement (conséquent), à la préparation du bateau et de la navigation. Notre objectif est le Scoresbysund, plein Nord, juste au Sud du “pays d’Eric le Rouge” (sur la carte de l’article précédent, c’est tout au nord). Problème: bien que nous soyons mi-juillet, cette grande baie est encore partiellement recouverte par la glace, et son entrée bien bouchée. Alors qu’en 2016, tout était libre début fin juin, soit 15 jours plus tot... Nous guettons donc les cartes établies par l’institut météorologique danois, et mises à jour environ deux fois par semaine, sur base de photos satellites. Pour info elles ressemblent à ça:

Example de carte des glaces pour la région de Tasilaaq.

“Pour patienter”, nous partons explorer les fjords de l’extrémité Nord Ouest de l’Islande, très difficiles d’accès par la route, et donc très sauvages. En particulier les bras du fjord du Joekul, que l’on voit sur la carte suivante.


Vue générale de la pointe Nord-Ouest, et du fjord d'Isafjordur (la ville est sur son bord Sud)

Détail des bras de fjord de la partie Nord.



Nous commencons par Heysterarfjordur (13-14 juillet). Il y a de la vie! Dans l’eau tout autour de nous, des milliers de petites méduses de 2cm de diametre environ. Dans l’air, guillemots, macquareux, fulmars. Depuis le mouillage on observe un renard arctique, brun à la queue blanche. Rando dans la cuvette glacière autour de notre mouillage: névés et petites fleurs multicolores (qui ont du mérite de bien vouloir pousser ici). On observe de nombreux kairns qui balisent un sentier de randonnée. Vu leur faible espacement (50m-100m), on se dit que quand il fait mauvais ou brumeux par ici, c’est du sérieux!

C'est parti!

On se baigne?
Vérification du mouillage, un peu frais pour un 13 juillet!
Equipage prêt pour l'ascension
Heysterarfjordur
Kairns balisant la route
 
Pour raisons techniques (problème d’alternateur d’arbre d’hélice), nous rentrons sur Isafjordur. Conditions tip-top, 20 nœuds au travers, GV haute et trinquette. Pendant l’attente, nous faisons la connaissance de personnages hauts en couleurs. Entre ceux qui vont attaquer la glace en solitaire (Thoé le Belge, et Troll l’Anglais), et les familles nombreuses aventurières (Top-to-top, assez incroyable...).

Le 18 juillet, la météo des glaces sur la Cote Est du Groenland n’est toujours pas favorable, nous repartons vers les fjords, explorer Lonafjordur cette fois. Nous mouillons dans la partie Est du fjord (voir carte ci dessus, c’est deux fjords plus à l’Est que le précédent). Le vent forcit à notre arrivée. On décide donc de ne pas laisser le bateau seul au mouillage. Nous partons en ballade avec Marie sur les pentes alentours, avec Olena et Eric en veille sur le bateau. Retour au bateau dans 40 noeuds. Excellente tenue du mouillage. Faut dire qu’on avait 70m de chaine dans 8m d’eau :-)




 
19 juillet. Récupération d’une nouvelle carte des glaces. Le Scoresbysund est maintenant accessible, mais il est si tard que faire autant de Nord maintenant nous forcerait à tartiner pour avoir notre avion retour à Kulusuk (au plein Ouest d’Isafjordur) le 4 aout. Le Kangerlusuaq, autre destination qui nous tentait, un peu plus au Sud, est toujours bouché. Et il est difficile de prédire s’il se libérera pendant notre traversée. Reste la partie sud autour d’Angmagssalik (Talisaaq) qui se libère.

La fenêtre météo pour Angmagssalik est correcte. Des bonnes conditions de vent et de mer pour traverser, et une arrivée dans la glace prévue avec peu de vent. On met le cap plein Ouest. On approchera Cape Dan par le Sud, où la glace est moins dense...

dimanche 9 février 2014

samedi 2 mars 2013

Little Harbour, Great Abacos, Bahamas

Une petite crique bien protegee, une passe tres peu profonde pour y acceder (1m a maree basse), une flopee de deriveurs acier et alu, un bar sur la plage et sa specialite "le blaster" (cocktail au rhum et aux fruits, hummm!), quelques bouees pour s'ancrer a 50m de la plage... on est bien arrive a Little Harbour!







samedi 23 février 2013

Pictures from Georgetown, Bahamas


Looking back

Looking forward

Looking aside

mercredi 20 février 2013

Escale gastronomique et meteorologique a Abrahams Bay

Apres 48h d'un coup de tabac bien soutenu, le vent s'est enfin calme sur
Mayaguana et l'Olonnois a retrouve sa quietude habituelle. L'eau de
notre lagon apres avoir ete blanche d'ecume est de nouveau de ce beau
bleu turquoise et le ciel s'est un peu eclairci. Bref, il va bientot
etre possible de repartir! Demain ou apres-demain, nous mettrons le cap
vers George's town sur l'ile de Great Exuma, quelques 180 miles au
nord-ouest de notre position actuelle. En attendant, on peaufine le
planning des prochaines semaines, on lit, je cuisine un peu, on regarde
des films, j'apprend doucement le yoga, sans oublier la session de nage
palme-masque-tuba quotidienne histoire de faire quand meme marcher nos
muscles... bref, la vie tranquille d'un equipage en stand-by meteo dans
le fin fond des Bahamas!

Il faut dire que depuis 3 jours que nous sommes a Abrahams bay, je n'ai
toujours pas mis pied a terre. Le vent qui a souffle a plus de 30 noeuds
rendait tout debarquement tres humide et j'ai prefere reste bien au
chaud sur le bateau. Et puis notre guide stipulait bien qu'il n'y a
finalement pas grand chose a voir sur cette ile de ... km2 et de
seulement 260 habitants. Dans la rubrique "things to do in Mayaguana" on
peut en effet lire "finish that good book you have been meaning to
read"... ca veut tout dire :-)
Thomas, arme de sa veste de quart et d'une bonne ecope, a quand meme
debarque hier matin pour faire les formalites d'entree aux Bahamas.

On s'est aussi pris a rever, le temps d'une soiree, sur l'Alliage 53 de
nos voisins de mouillage. Depuis quelques annees, Gerard et Marie
passent l'hiver francais au soleil des Caraibes et l'ete en metropole.
Des Grenadines a Cuba, ils ont explore l'arc antillais a leur rythme et
racontent avec plaisir leurs experiences. Une soiree qui nous donne bien
des envies et des idees pour "plus tard"!

Et pour finir, je vous conseille cette recette de crackers noisette et
thym inspiree du livre "Chocolat&zucchini" de Clotilde Dusoulier, un delice!

Pour une vingtaine d'"allumettes":
120g de farine
60g de beurre bien froid decoupe en petits cubes
45 de cheddar fraichement rape (et oui, le cheddar c'est tout ce qu'on
trouve dans ces contrees :-), mais du gruyere ou mieux, du parmesan,
fera tres bien l'affaire!)
90g de noisettes grillees a sec et grossierement hachees
2 cuilleres a cafe de thym
1 cuillere a cafe de fleur de sel
1 oeuf
Un peu de lait ou un jaune d'oeuf detendu avec 2 cuilleres a soupe d'eau
pour dorer la pate

Travailler la farine avec le beurre jusqu'a obtenir une texture sablee.
Ajouter alors les noisettes, le fromage, le thym et le sel. Melanger.
Incorporer l'oeuf a la fourchette puis petrir la pate jusqu'a ce qu'elle
forme une belle boule. Envelopper de film alimentaire et reserver au
frais pour 30 minutes au moins.
Abaisser la pate sur le plan de travail farine jusqu'a obtenir un
rectangle d'environ 8cm de large et 0.5cm d'epaisseur. Dorer la pate
avec le lait ou le jaune d'oeuf. Decouper le rectangle de pate en bandes
d'environ 1cm de large. Placer les crackers sur une plaque a patisserie
et cuire 13 a 16 minutes a 180 degrees (thermostat 6) dans le four
prechauffe.

Bon appetit!

vendredi 1 février 2013

Antigua, touristic and technical stop

We have now been anchored in Carlisle bay for 3 days. Beautiful and peaceful place!

L'olonnois at Carlisle bay, peaceful as I said!

 On Wednesday we went around the island using public transport, i.e. mini-vans stopping wherever, whenever, just make a sign to get-in and shout "bus stop" to get-off. We started with the highly recommended (in our French guide book) English harbour. A nice place indeed, built by the English navy between 1725 and 1746 and abandoned in 1889. The buildings have now been restored and are used as hotels, restaurants, pubs, museum, bakery... and even a yacht renting company and a sail-maker. There is a tranquillity feeling emerging from this place and one may spot easily the "English touch". The grass is perfectly cut and everything very well maintained. Huge difference with the small village in Carlisle bay where the houses are made of wood and encircled by a garden of old and rusted stuff. The most popular thing to keep in its garden seems to be old cars, rusted, missing wheels or other essential parts and then completely unusable. 

The most interesting restored building at English Harbour

After English Harbour, we headed towards St John's, the capital city of Antigua. Except a colourful fruit and vegetable market, St John's is really of no interest. Common stopover for cruise ships, the town is crowed with tourists and denatured by "Chinese shops", the same we've been seeing  since Spain, i.e. small shops selling any kind of goods of bad quality and at low prices. The highlight of St John's visit was the lunch we ate in a small local restaurant: Pork stew for Thomas and curried chicken for me, delicious! Loaded with fruits and vegetables mainly grown in the island, we headed back to the boat for a calm evening around a glass of "planteur" and a beautiful sunset.

Big contrasts between the local fisherman and the cruise ships at St John's
Working on the anchor of a cruise ship
 
Yesterday and today were a lot less entertaining. The maintenance list had grown quite a bit and it was time to take care of it. After two full days of work, the list is almost finished, I am actually quite proud of us!

Here is what we have achieved in the last 48 hours:
-  Check the rudder system, the reparation on the sector and the actuator of the auto-pilot.
- Find the leak on the bathroom sink. Unfortunately impossible to repair without changing the tap.
- Lubricate the stop-throttle of the engine.
- Change the defective door latch of the cupboard under the sink in the kitchen
- Install SOLAS light-reflective bands we bought in La Martinique so that l'Olonnois could be better seen at night.
- Change the ropes of the fenders and the ones used to hoist the dinghy above the skirt of the boat while sailing.
- Tidy up and clean the cockpit.
- Check mast and rigging.
- Dismantle the genoa-sheets blocking system and change the sheaves that were cracked and weaken.
-  Try to hoist the Yankee (one relatively small front-sail we have not been using yet) on the baby-stay and see if we can use it as a tack-sail bigger than the stay-sail.
- Install blockers on the spinnaker sheets so they wouldn't get stuck in the spinnaker boom while trying to take the sail down.
- Repair a hole in the floor of the dinghy.
- Inspect the mainsail boom and the fastening point to as mast as well as the fastening point of the sheet.
- Repair the multiple small holes in the stay-sail.
- Repair the blue cushion we use outside that is unstitched at several places.
- Lubricate the support system of the bed lights in the back cabin.
- Do the laundry (by hand!).
- Fix the rudder that is "pumping" in the waves making a very depleasant BANG-noise each time.Thomas has then (one more time!) spent several hours under water making holes with a hand-driven drill through the rudder and its support structure in order to avoid any movement between the 2 parts.
- Do the check-out in Jolly harbour together with one last grocery shopping before we leave
- Re-fasten the stopper of the genoa furler-line, which got slightly loose.

... quite a list as you can see! But l'Olonnois is now back in the best shape and we are ready to leave for the last island of the Caribbean that we are going to visit: the half french/half dutch island of St Martin. Departure is planned for tomorrow in the afternoon and we should be in St Martin at about the same time on Sunday.

Have a nice week-end everybody!

dimanche 30 décembre 2012

Au mouillage du Marin


Voila maintenant 10 jours que nous sommes arrives en Martinique et 9 que nous sommes mouilles dans la baie du Marin. Un sacre endroit que cette baie ou se cotoient pele-mele des supers cata de charter (minimum 50 pieds), des yachts de millionnaires, des epaves posees dans la mangrove, des centaines de bateaux de voyage et encore des dizaines de bateaux-maisons... La preuve en images! (Credit photo: Eloise Croonenborghs).


Le mouillage du Marin
Bato-copains!

euh... un bateau pirate?!

Epaves dans la mangroves... les cyclones laissent de tristes traces.
Bateau-maison

mercredi 31 octobre 2012

Stormy weather in Las Palmas

As forecasted, the wind is now strongly blowing in Las Palmas.

Heavy cloud above the anchorage area yesterday night

Since several days already, people in the anchorage area were talking about this depression that was on its way towards the Canary islands. Everybody had its opinion on what was the right way to anchor or on which length the anchor chain should be. Several boats moved closer to the harbor wall in order to install the anchor in the bow and a rope to shore in the stern.  A little scepticle, we were looking at all this agitation without really understanding it. We already had quite a bit of wind in Viveiro in Spain, and except me beeing a little stressed, everything went well!

We had nevetheless decided to cancel our day of visits to stay in the boat. The wind was forecasted to increase between 12:00 and 18:00 and we wanted to be in the boat at this time. That was a wise decision. The wind picked up from nothing to 30 knots in less than half an hour, with impressive wind gusts. In all the boats around us, it was someone outside checking that the ship was still well anchored.

No problem for us, with 30 meters of chain and its "spade" anchor, l'Olonnois stayed well in place all night long. However, in this crowded anchorage area, knowing that our boat is well anchored doesn't make it safe. Nobody is protected from the neighbouring boat breaking its anchorage. In the first hours of the storm, we saw indeed several boats resetting the anchor or making way towards the harbor.

So here we are now, after a not so quiet night, having a lazy morning waiting for the wind to decrease so we could leave the boat alone. The plan is to drive south to visit the small village of Mogan and the south-west coast of the island. Let's see if we manage to do that today :-)


lundi 10 septembre 2012

Estamos em Portugal! (english)

...which means that we are in Portugal!

Technically this is only half true. L'Olonnois is now anchored on the river "Minho", which is the westernmost border between Galicia (Spain) and Portugal.

We sailed yesterday from the Cies archipelago, located right offshore from Vigo. The navigation was easy until we reached the estuary of Minho. If you look at a chart of the area, you can see that the estuary is full of:
- rocks right below the surface ("skvaelpeskjaer" if I remember my Norwegian "Baatfoererproeve" correctly) on its Northern part, and
- moving sandbanks, emerging or not, on it Southern and Eastern parts, with water depths as low as 0.3m.

We found out we prefered to test our patience (being lifted from the sandbank by the tide) rather than the strengh of our hull, and chose the Southern entrance.

As recommended in our "pilot" book of the region, we first anchored on the Southern part, and using "La ptite grosse", our dinghy, went to check if the sandbanks were where they were supposed to be according to the charts. For the most critical part, they were, and after having waited for the tide to rise slightly, we entered the estuary. Centerboard up, rudder up and our reserves of rhum thrown overboard (not).

We anchored near the Southern shore, the portuguese one.

As we like to follow the rules - that's our Norwegian side - our courtesy flag (the Portuguese flag) was flown below the starboard spreaders, and the Q flag, the yellow one meaning "we enter the country and haven't met the authorities yet" was flown below the port spreaders.
 But I need to mention - and that's our French side - that :
- the courtesy flag consisted in a flag made of paper (bought in a dubious Chinese shop in Viveiro), protected from the rain by a zipper plastic bag.
- the yellow flag was maid of a recut T-shirt we bought in a second hand shop on Islay in Scotland.
Real flags are overpriced!!

As soon as we anchored, two very sympatic (and I mean it) representants of the Maritime Police came onboard, and together we filled in some forms that looked quite old (the field for the date was starting with 19__, and there was rust on the clips attaching the documents). Apparently non-EU leisure crafts do not come very often to this place. When we were finished with our two forms, in three exemplaries (cheers to the guy who invented carbon paper), we asked if we could now put down our Q flag, the yellow one... The first policeman looked at me, then at the flag. then at me again, then at the flag. Silence on the boat. "What does the yellow flag mean?". Bref, we put down the flag :-)

After the visit of an angry old fisherman who wanted us to moor on one of "his" buoys (which would cost only 5€/day!) instead of using our trusted anchor (which is already paid), we spent a good night in this very sheltered area.

Today we visited the town of Caminha. A very charming town, especially the main square on which we spent some hours drinking coffee and reading "Le Monde" and "Elle" in French! Tomorrow is logistics day: gas bottles, fresh food, maintenance and repairs. Then we will probably try to see the upstream side of the river using La Ptite Grosse, and set the course to Porto on Friday.






Estuary of the Minho.

samedi 8 septembre 2012

De Camarinas aux Iles Cies

Edit [fr]: les photos de Camarinas et des Iles Cies ont ete inserees en fin d'article. 
Edit [en]: pictures from Camarinas and the Cies archipelago have been inserted at the end of the post. 

09 juillet – 08 septembre... 2 mois déjà! Que le temps passe vite! On
m'avait bien prévenue avant le départ, mais comment croire avant de
l'avoir vécu soi-même, que les journée et les semaines peuvent
s'enchainer si rapidement?! J'ai de plus en plus conscience qu'il faut
vivre chaque jour a 100%, /carpe diem/, comme dirait le professeur
Keating dans le film "le cercle des poètes disparus", que nous avons
regardé hier soir!


Nous sommes depuis hier ancrés au bord d'une plage des iles Cies, après
une navigation de nuit sans problème presque entièrement au moteur. Le
vent s'est en effet montré capricieux et à part pour les 20 premiers
miles de cette étape de 80 miles au total, il a été presque inexistant.

Un moment très sympa que ce début de traversée avant-hier soir. Soleil
de fin d'après-midi, encore chaud mais plus brûlant comme il l'était un
peu plus tôt dans la journée et l'Olonnois qui file à 6-7 noeuds, au
grand largue dans une houle poussante. Un bon plat de pate au pesto pour
caler les estomacs avant la nuit et une longue visite de dauphins, très
joueurs, pendant le repas pris dans le cockpit. Plénitude ensuite du
coucher de soleil pendant mon premier quart du soir, quelques photos et
mon bouquins du moment: Moitessier " la longue route". Vient ensuite le
quart de Thomas et je vais me coucher, terrassée par un soudain mal de
mer qui me tiendra eveillée presque tout mon temps de repos. Il faut
dire que le vent est tombé et que le bateau roule beaucoup dans la
houle. Tout va mieux dès que Thomas décide de mettre le moteur et que le
bateau reprend un peu de vitesse et de tenue à la mer.

Et puis c'est vite l'heure de mon quart du milieu de la nuit, il est
minuit et je serai sur le pont jusqu'à 3h du matin. La lune est presque
entière et combinée aux lumières des nombreux pêcheurs, contribue à
rendre la nuit très claire. Le ciel est bien dégagé. Thomas comme moi
verront plusieurs étoiles filantes. Et le bruit du moteur, lancinant
mais rassurant, tout tourne rond là en dessous! Trois bonnes heures de
sommeil et c'est déjà l'heure de mon quart du matin. Il fait encore nuit
quand je me lève à 6h, mais le jour ne tarde pas à se lever. Il va faire
beau et l'aube est magnifique. De nouveau quelques photos... encore plus
belles que celles du coucher du soleil. La goélette qui nous rattrappe
doucement depuis plusieurs heures nous a maintenant presque passée. Elle
navigue au moteur elle aussi. Pas moyen de mettre les voiles ce matin,
la mer est plate et il n'y a pas un souffle de vent. Tout est serein,
Thomas dort et le moteur ronronne (et pas l'inverse). Il est 9h et
Thomas prend son quart. Nous mouillerons au large d'un jolie plage une
heure plus tard... c'est l'heure de la sieste pour moi et de la plongée
"verification du crochage de l'ancre" pour Thomas.


Journée tranquille sur le bateau hier, on est tous les 2 un peu fatigués
de notre courte nuit. D'autant plus que la plage est prise d'assaut par
les touristes espagnols, débarqués par centaines des ferries qui font la
liaison avec la grande ville de Vigo. Petite ballade quand même en fin
d'après-midi, combinée à une bière en terrasse, il ne faudrait quand
même pas se laisser abattre!


Aujourd'hui, un épais brouillard empêche toute visibilité à plus de 100m
et il fait frais. Nous resterons bien tranquille au mouillage
aujourd'hui. D'autant plus que je suis un peu patraque... surement un
petit virus ou un coup de froid pendant la nav de nuit. Thomas bricole
le pilote. On a enfin trouvé d'ou venaient ces bruits inquiétants en
navigation, il y a peut-etre de l'air dans le circuit hydraulique du
vérin. Il faut purger le système... opération pas facile avec les moyens
du bord aux dires du chef bricoleur du bord! Bref, la vie suit son cours
sur l'Olonnois...


A bientôt pour d'autres nouvelles et aussi, je l'espère, pour quelques
photos! Mais pour ca, il nous faut une connection internet et ca ne sera
sûrement pas avant Porto...

Edit: et voila les photos!

Mouillage de Camarinas (1/2)

Mouillage de Camarinas (2/2)

Le fond (vaseux) de la Ria de Camarinas

Nav' de nuit Camarinas-Archipel Cies. Dernieres heures de jour.

Allez le soleil, au dodo!

Lever de soleil et slalom entre les bateaux de peche pour Marie.

Et voila les iles Cies...

Depart de l'archipel des Cies, dans un brouillard de mouettes et goelands!

mercredi 5 septembre 2012

C'est la rentrée...

Edit [fr]: les photos de Cedeira a la Corogne ont ete inserees en fin d'article. 
Edit [en]: pictures from Cedeira and La Coruna have been inserted at the end of the post. 


En ces jours de reprise scolaire, nous avons une petite pensée pour tous
ceux qui reprennent l'école ou le boulot... bon courage a vous!


C'est la rentrée je disais, mais pas pour tout le monde puisque, bien
loin de reprendre le chemin du boulot, l'Olonnois continue son petit
bonhomme de chemin, toujours plus au sud!


Après El Barqueiro la semaine dernière, nous nous sommes arrêtés deux
jours à Cedeira, un joli petit port de pêche au fond d'une ria (baie
plus ou moins encaissee situee a l'embouchure d'une riviere) bien
protégée. Le ville est construite autour d'une place très animée, bordée
par des cafés et restaurants sur trois côtés et par la mer sur le
quatrième. Bières en terrasse avec vue presque en direct sur
l'Olonnois... la vie est belle! Mais encore plus que cette agréable
place, c'est la vieille ville que nous avons préféré. Quartier
résidentiel et presque entièrement piéton, situé sur les hauteurs et
particulièrement serein après l'agitation du centre ville.


Au programme de notre deuxième jour d'escale à Cedeira, une grande
ballade dans une forêt d'Eucalyptus sur les hauteurs au nord de la
ville. Belle et chaude promenade sur les falaises "les plus hautes
d'Europe continentale" comme on pouvait lire dans le guide. La vue est,
à certains moments, à couper le souffle!


Après Cedeira, nous sommes partis vers la Corogne. Beaucoup de bricolage
au programme de cette escale au port (le premier depuis Dublin, il y a
presque un mois!). Et puis des douches pour les marins. De vraies
douches avec de l'eau chaude et tout et tout... quel plaisir!!


Malgré un emploi du temps chargé entre bricole et courses diverses, nous
avons pris le temps de profiter de la ville et de ces environs, qui sont
tous les deux bien agréables. Au détours d'une rue piétonne, nous nous
sommes arrêté manger dans un bar a tapas, le "tapa negra". Une cuisine
de qualité dans un cadre très sympa. Nous ne pouvons que recommander à
tous ceux qui passeraient dans le coin. Enchantés par l'endroit, nous y
sommes même retourné une seconde fois... en quatre jours d'escale!


Une visite au Décathlon de la ville était aussi prévue de longue date.
Nous voilà donc maintenant propriétaires de deux équipements de
plongée/pêche sous-marine complets et d'un second vélo pliable. Il faut
maintenant faire preuve de grandes capacités au tetris pour réussir a
faire rentrer tout ca dans notre 35 pieds... et particulièrement dans la
soute extérieure! Mais que nos futurs visiteurs ne s'inquiètent pas, il
y a toujours de la place pour vous et on ne vous fera pas dormir sur le
pont :-)


Après une journée de navigation musclée dans 30 à 35 noeuds de vent
hier, nous voilà maintenant ancrés dans la ria de Camarinas. Notre
première impression est qu'elle mérite bien sa réputation d'être l'une
des plus belles rias de la "côte de la mort" (Costa del Morte, la côte
entre La Corogne et le cap Finisterre, connue pour ses nombreux recifs).
Mais ceci est une autre histoire que nous vous raconterons bientôt, avec
photos a l'appui!



La ria de Cedeira

Peche extreme, au ras des caillous

Balade vers les plus hautes falaises d'Europe (continentale? 620m)

La Corogne, session bricolage et controle. Ici Marie fait de la speleologie sous la cuve d'eau situee l'avant du bateau.

Et pendant ce temps la, nos 5-10kg de lessive sechent grace au vent et au soleil galiciens!

Vers le large.

La tour d'Hercule, le phare qui situe l'entree de la Corogne.

Fameuse rue de bars a tapas, dont le "Tapa Negra" que l'on recommande.

La place principale de La Corogne.