lundi 1 février 2016

Dimanche 19 juillet - 08:20


Réveil matinal et rédaction d'un post de blog (qui ne vous parviendra jamais par manque de réseau). Nous sommes dans la baie sud de Signehamna, et tout est calme dans S/Y Celena, toute entourée de glaçons. La seule chose que l'on entende est le cliquetis des glaçons autour de nous qui donne l'impression de se trouver dans une coupe de Champagne.

C'est fichu comment un glaçon?

Pendant ce temps là l'équipe à terre veille au grain.

Nous partons en randonnée vers l'Ouest.

Paysages de bout du monde, très sauvage et austère. Nous tombons sur les restes de la station météo ''Nussbaum'', construite par l'occupant allemand pendant la seconde guerre mondiale. Elle sera découverte par un navire allié, qui sera ensuite coulé par un sous-marin allemand. Comme dans les films, avec quelques vrais morts en plus...

Les restes de la station météo allemande "Nussbaum"

Nous rentrons au bateau et préparons un risotto réparateur.

Il est 18h. Partir ou rester? Vue la météo, nous décidons partir explorer Lilliehøøkbreen. Ce sera le plus beau glacier qu'il nous sera donné de voir pendant ce voyage. Il s'étend sur 180 degrés autour du bateau, et vêle beaucoup en émettant des craquements sours. La coque alu titille bien la glace maintenant. C'est tout simplement génial. On monte à tour de rôle en tête de mat pour voir la glace de haut.

Bienvenue à Lillehøøkbreen.


Le barreur, concentré, mais heureux comme un gamin.

Coucou en bas!

Les courbes de Celena, vue d'en haut.

Celena dans la glace. Photo: Nunatak.

Celena dans la glace. Photo: Nunatak.

Il est 2h du matin. Nous apercevons Nunatak, un voilier acier breton qu'Eric et Olena avaient déja croisé plus tot. Nous passons la "soirée" bord à bord dans ce paysage fantastique. Tout le monde est heureux... sauf la réserve de whisky du capitaine qui aura passé un sale quart d'heure.

Celena et Nunatak

Reflets - Lilliehøøkbreen

jeudi 28 janvier 2016

Samedi 18 juillet - 12:00

En route pour Kongsbreen, au fond du Kongsfjorden, toujours dans la baie de Ny-Ålesund.

Nous nous approchons du Kongsbreen, en slalomant enre les glacons. Sans hate, car il y a tant de choses à observer. Plus tard, nous mettons le cap sur le Lilliehøøkfjorden, le bras Ouest du Krossfjorden. Il s’avérera être le plus beau glacier que nous ayons vu au Spitzberg (photos plus tard). Le bateau marche bien, au vent arrière, génois tangoné, dérive haute et NKE en mode vent apparent.

Nous remontons le Krossfjorden au moteur, face à 20-25 noeuds de vent. Mouillage dans une anse bien abritée, la baie Sud de Signehamna, dont l'entrée est parsemée d'une enfilade d'icebergs. Il nous faudra les tenir à l'oeil pour éviter de devoir passer l'hiver ici. Des baleines blanches (belugas) nous accueillent.


Rencontre dans le Krossfjorden

La couleur et la texture des icebergs sont fascinantes. Du poli mirroir digne de Celtinox :-)

lundi 25 janvier 2016

Vendredi 17 juillet - 16:00

En route pour Londres

Mouillage à Ny-London sur la partie Sud de Blomstrandøya. Randonnée sur l'île, 500m de dénivelé, nous recevons la visite d'un paisible renne sur le chemin. Au sommet, magnifique vue, au Nord, sur le Kongsfjord et la baie dans laquelle nous avons mouillé le 16 juillet, et au Sud sur Ny-Ålesund. Au retour, visite du skipper de Fredøya, un magnifique voilier en alu de 17m. Puis coupe de cheveux sur la jupe de Celena...

Restes d'une exploitation (avortée) de marbre à Ny-London.

Je vous avais dit que j'avais besoin d'une coupe de cheveux.

Marie "soaking in" the view.



dimanche 24 janvier 2016

Jeudi 16 juillet - 14:00

Blomstrand halvøya, au Nord de Ny-Ålesund. Camp de base pour ballades en kayak vers les glaciers.

 Blomstrand halvøya était une presqu'île du Kongsfjorden (une "demi-île" en norvégien), qui, avec le recul massif du glacier qui la rattachait à la terre, est devenue une île. 

Arrivés et mouillage hier en fin de journée vers Blomstrand. Le glacier vèle beaucoup générant ce que nous appelons des "tsunaminis". Magnifique soirée, sans vent. À 5h du matin, branle-bas. 35 noeuds de vent, l'ancre dérape. Nous la remontons avec peine car elle a accorché quelques kilos de kelp au passage. Nous mettons en route, cap sur Ny-Ålesund. Les réveils sont toniques en arctique.

Celena dans le port de Ny-Ålesund.
Nous sommes accueuills par un représentant du Sysselmann, qui en dehors de l'été vit à Rissa, et dont la femme tient une boutique que nous avions visitée avec Léa et Mathieu l'année derniere, 1700km plus au Sud... La Norvège est un petit pays. Preuve supplémentaire, je re-croise Sébastien, un Suisse qui maintenant travaille pour la compagnie qui gère Ny-Ålesund, mais que j'avais croisé en 2007, alors que je faisais des mesures de glace avec UNIS.

Nous croisons deux chercheurs Francais de Perpignan qui viennent d'atterrir. Ils étudient les sédiments qui descendent des glaciers, en font un bilan de masse, et déterminent leur influence sur la biologie marine. Ils nous apprennent un fait intéressant sur la fonte des glaciers: leur glissade est accélérée par la lubrification qu'assure les rivières sous-glacières.

Dave et Laura mettent sacs à terre. Une belle rencontre.

Les humains n'ont pas le droit de sortir des chemins tracés à Ny-Ålesund, pour préserver cette espéce d'oie protégée.

Le night-club de Ny-Ålesund. Au dessus du cercle polaire, un night-club est une maison aux rideaux fermés.

samedi 23 janvier 2016

Mercredi 15 juillet - 17:40


Après une première étape vers le Nord, nous profitons du vent du Nord pour revenir sur nos pas.

 Grosse journée à la voile. Deux ris et génois tangoné, nous dévalons la cote Ouest du Spitzbergen dans 20 à 30 noeuds de vent. Mer agitée, le Boréal fait des pointes à 9 noeuds.

Dave fait une jolie vidéo.